Suer (verbe)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Transpirer, rendre de la sueur par les pores de la peau. "Suer à grosses gouttes. Suer de la tête, du visage, de tout le corps. S'il sue beaucoup, il guérira."
SUER signifie aussi, figurément et familièrement, Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chose. "Il a bien sué sur cet ouvrage."
Il se dit, par extension, de Certaines choses qui suintent, qui se couvrent d'humidité. "Les murailles suent pendant le dégel."
SUER s'emploie aussi transitivement. "Suer du sang," Rendre du sang par les pores.
Fig. et fam., "Suer sang et eau," Faire de grands efforts, se donner une grande peine pour quelque chose.
Fig. et fam., "Suer l'ennui," Exhaler l'ennui de toute sa personne. On dit de même : "Suer l'orgueil, l'hypocrisie, la peur, etc."



Dictionnaire d'Emile Littré




 1   Rendre par les pores (ou orifices des glandes sudoripares) une humeur aqueuse.
LA FONT.: « L'attelage suait, soufflait, était rendu »
MOL.: « Malgré le froid, je sue encor de mes efforts »
SÉV.: « Le feu comte du Lude disait qu'il n'avait jamais eu de mal, mais qu'il s'était toujours bien trouvé de : sérieusement, c'est un des remèdes de Duchesne pour toutes les douleurs du corps »
FÉN.: « Tantôt il donnait des remèdes qui faisaient »
LESAGE: « Il suait à grosses gouttes, et avait l'air d'être fatigué »
    Suer d'ahan, de la grande peine qu'on a.
DU CERCEAU: « [Ils] Sont à d'ahan pour expliquer le cas »
    Suer s'est dit dans le XVIIe siècle pour subir un traitement mercuriel contre la syphilis.
    Fig. En termes d'argot financier, faire une affaire, lui faire rendre autant d'argent qu'il est possible.
    Fig. et anciennement. Faire le bonhomme, se disait des soldats qui extorquaient de l'argent au paysan. à présent faisant le bonhomme, ainsi que vous dites, vous morguez les serviteurs du roi, Harangue du capitaine la Carbonnade en 1615, dans FR. MICHEL, Argot.

 2   Fig. Éprouver de la peine, du malaise.
MOL.: « Il est vrai que l'on sue à souffrir ses discours »
SÉV.: « J'ai bien sué en pensant aux périls de votre voyage »
MONTESQ.: « On dit qu'une poignée de chrétiens sortis d'un rocher font les Ottomans et fatiguent leur empire »
    Familièrement. Faire , causer ennui, contrariété.
MAINTEN.: « Vous ne craignez que moi en ces occasions ; vous me faites ; mais vous faites rire les autres »
BARON: « Tout ce que je vous dis et tout ce que j'écoute, Me fait, ma foi, monsieur, à grosse goutte »
FONT.: « Elle dit des choses d'une naïveté qui me fait »
    Il fait , se dit d'un homme dont la conversation est pesante et importune.
    Cela fait , cela excite l'indignation, le mépris.

 3   Fig. Se donner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chose.
MALH.: « Et là suait Euryte à détacher les roches Qu'Encelade jetait »
LA FONT.: « Thémis n'avait point travaillé, De mémoire de singe, à fait plus embrouillé ; Le magistrat suait en son lit de justice »
MOL.: « Lorsqu'elle vient me voir, je souffre le martyre ; Il faut sans cesse à trouver que lui dire »
PASC.: « Les autres suent dans leur cabinet pour montrer aux savants qu'ils ont résolu une question d'algèbre qu'on n'aurait pu trouver jusqu'ici »
BOILEAU: « En vain pour la trouver [la rime] je travaille et je sue »
    Fig.
BOSSUET: « Cette femme ambitieuse et vaine.... toute la nature s'épuise pour la parer, tous les arts suent, toute l'industrie se consomme »

 4   Par extension, il se dit de l'humidité qui s'attache à la superficie de certaines choses. Les murailles suent pendant le dégel. Les foins suent, jusqu'à ce que toute l'humidité en soit évaporée.

 5   Terme de cuisine. Faire exhaler une certaine humidité. Couvrir des marrons bouillis pour les faire .
GENLIS: « Mettez dans le fond d'une casserole un peu de lard, quelques tranches d'oignon et des morceaux de veau minces par-dessus, et faites-les à très petit feu »
    Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

 6   V. a. Suer du sang, rendre du sang par les pores.
    Fig.
RÉGNIER: « Mais ce traître [l'honneur].... Nous fait le sang sous un pesant devoir »
    Fig. et familièrement. Cet homme sue de l'encre, sue de l'huile, sa sueur a quelque chose de noir, d'huileux.
    Fig. Suer la peur, avoir l'apparence comme si la peur sortait par tous les pores.
AUG. BARBIER: « Tandis que tout Paris se jonchait de merveilles [dans les journées de juillet], Ces messieurs tremblaient dans leur peau, Pâles, suant la peur et la main aux oreilles, Accroupis derrière un rideau »
    Suer l'ennui, être ennuyeux.
    Suer l'orgueil, être très orgueilleux.
    Fig. Suer les grosses gouttes, éprouver une anxiété extrême.
SÉV.: « Je me représente cette automne-là délicieuse, et puis j'en regarde la fin avec une horreur qui me fait les grosses gouttes »
SÉV.: « Ma bonne, vous m'avez fait les grosses gouttes en jetant ces pistoles qui étaient sur le bout de cette table [une table de jeu, chez le roi] »
    Fig. Suer sang et eau, faire de grands efforts, se donner une grande peine pour quelque chose.
RAC.: « Je suais sang et eau pour voir si du Japon Il viendrait à bon port au fait de son chapon »
LESAGE: « Des oncles ou des pères qui suent sang et eau toute leur vie pour leur laisser [aux héritiers] de quoi se réjouir »

 7   Terme de métallurgie. Suer le fer, lui donner une chaude complète.

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Th. le mart. 34: .... Il lur aveit mustré Que ses mals [son mal] l'ot la nuit mult durement grevé, E encore le tint, mais un poi out sué
    XIIIème siècle
     Ren. 10670: Moult li sua la pel del dos, Ainz qu'il venist à l'uis Renart
     Ch. d'Ant. v, 707: Là descendent li mès [les messagers] qui sont las et suant
    XIVème siècle
DU CANGE: « Icellui Gerart respondi qu'il lui feroit les villenies que dites lui avoit »
    XVème siècle
     Mistere de la passion Jesu-Crist, dans FR. MICHEL, Argot.: Assemblés-vous ou IX ou X Des plus fors, des plus estourdis, Qui sçauront mieulx les coups ruer, Et luy faictes le sang , Tant que en luy n'en demeure goutte
    XVIème siècle
MAROT: « Ce villain mot de concluer M'a fait d'ahan le front »
D'AUB.: « La Baveresse, nommée ainsi pour avoir sué [avoir eu la syphilis] »

ÉTYMOLOGIE
    Wallon, souwé ; provenç. suzar, suar ; espagn. sudar ; portug. suar ; ital. sudare ; du lat. sudare (voy. SUEUR).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Rendre par les pores une humeur aqueuse. "Suer à grosses gouttes. Suer de faiblesse. Suer pour s'être trop échauffé. Se faire . Suer de la tête, du visage, de tout le corps. Les mains lui suent. S'il sue beaucoup, il guérira. Suer d'ahan." Voyez AHAN.
Il s'emploie quelquefois activement. "Suer du sang," Rendre du sang par les pores. Fig. et fam., "Cet homme sue de l'encre, de l'huile," Sa sueur a quelque chose de noir, de gluant, d'huileux.
Fig. et fam., "Suer sang et eau," Faire de grands efforts, se donner une grande peine pour quelque chose. "Il a fallu sang et eau pour le réduire à la raison."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, par extension, en parlant De l'humidité qui sort de certaines choses, ou qui s'attache à leur superficie. "Les murailles suent pendant le dégel. Couvrir des marrons bouillis pour les faire . Le blé sue, les foins suent jusqu'à ce que toute l'humidité qu'ils renferment soit évaporée."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Rendre par les pores une humeur liquide. "Suer à grosses gouttes. Suer de foiblesse. Suer pour s'être trop échauffé. Se faire . Suer de la tête, du visage, de tout le corps. Les mains lui suent".
En parlant De l'humidité qui paroît sur les murailles dans les temps de dégel, on dit par extension, que "Les murailles suent".
On dit aussi figurém. et familièrem. qu'"Un homme sue de l'encre, de l'huile," pour dire, que Sa sueur a quelque chose de noir, de gluant, d'huileux.
On dit, "Suer du sang". Dans cet exemple et dans le précédent "Suer" est pris activement.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Suer, signifie figurément, Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chose. "J'ai bien sué pour cette affaire. Il m'a bien fait . Il a bien sué sur cet ouvrage".
En parlant d'Un homme dont la conversation est pesante et importune, on dit, "C'est un homme qui fait ".
On dit figurément, familiérement, et par exagération, "Suer sang et eau. Il a fallu sang et eau, pour le réduire à la raison". Dans cette phrase, il se prend activement.
On dit, "Suer la vérole," pour dire, Se faire pour guérir de la vérole; et dans cette phrase, il se prend encore activement. On dit aussi absolument, "Suer," dans le même sens. "Il ne guérira point s'il ne sue, s'il ne se fait ".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Rendre par les pores quelques humeurs. "Suer à grosses gouttes. Suer de foiblesse. Suer pour s'être trop échauffé. Se faire . Suer de la tête, du visage, de tout le corps. Les mains lui suent."
En parlant De l'humidité qui paroît sur les murailles dans les temps de dégel, on dit par extension, que "Les murailles suent."
On dit aussi par exagération, qu'"Un homme sue de l'encre, de l'huile," pour dire, que Sa sueur a quelque chose de noir, de gluant, d'huileux.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie figurément, Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chose. "J'ai bien sué pour cette affaire. Il m'a bien fait . Il a bien sué sur cet ouvrage."
En parlant d'Un homme dont la conversation est pesante & importune, on dit, "C'est un homme qui fait ."
On dit figurément & par exagération, "Suer sang & eau. Il a fallu sang & eau, pour le réduire à la raison." Dans cette phrase, il se prend activement.
On dit, "Suer la vérole," pour dire, Se faire pour guérir de la vérole; & dans cette phrase, il se prend encore activement. On dit aussi absolument, "Suer," dans le même sens. "Il ne guérira point s'il ne sue, s'il ne se fait ."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

SUÉE, s. f. SUETTE, s. f. SUEUR, s. f. ["Su-é", "é-e", "ète", "eur": 2e "é" fer. aux 2 1ers, "è" moy. au 3e.] "Suer", c'est 1°. rendre par les pôres quelques humeurs. '"Suer de" la tête, "du" visage, "de" tout le corps. 'Les mains "lui suent". = "Suer" est plus propre à exprimer la transpiration sensible, et "transpirer" l'insensible: 'Un corps: qui "sûe", perd moins de son poids qu'un corps, "qui transpire". LE GENDRE.
- 2°. Par extension, on le dit de l'humidité, qui paraît sur les murâilles. 'Dans le dégel, les murâilles "suent".
- 3°. Travailler beaucoup, se doner beaucoup de peine pour venir à bout de quelque chôse: '"j'ai" bien "sué" pour cette afaire.
   "Rem." Ce verbe est actif dans ces expressions du st. famil. "Suer les grosses gouttes", qui s'emploie au propre et au figuré. 'Vous m'avez fait " les grosses gouttes" par le récit de cet or, qui étoit au bout de la table. SÉV. = "Suer de l'encre", "de l'huile", se dit quand la sueur a quelque chôse de noir, de gluant, d'huileux. Et par exagération, quand on est dans un grand embarras.
- On dit, plus simplement, "suer" tout seul au figuré.
   Il faut "suer" sans cesse à chercher que lui-dire;
   Et la stérilité de son expression
   Fait mourir à tous coups la conversation.
       Misant.
= "Suer sang et eau", se doner beaucoup de peine pour réussir. 'Il a falu " sang et eau" pour le réduire à la raison. = * "Suer une chemise", deux, trois "chemises", est un barbarisme d'expression. Mde "de Sévigné" dit: je suis en train de "suer": je "change" trois fois "de chemise" en un jour. C'est ainsi qu'il faut dire.
   SUÉE, inquiétude subite et mélée de crainte. Il est très-bas. "Acad." 'On lui dona, ou, il eut "une" terrible "suée".
   SUETTE, maladie contagieûse, qui consiste dans une sueur abondante, avec fièvre maligne, "etc."
   SUEUR, 1°. Humeur, sérosité, qui sort par les pôres, quand on sûe. '"Sueur" abondante, copieûse, bénigne, "ou", aigre, puante, froide. 'Être tout "en sueur", tout dégoûtant "de sueur:" 'Son mal s'en est allé par "les sueurs".
- 2°. Action de . 'Cela provoque "la sueur". 'Il lui prend souvent "de" petites "sueurs". = * Mde "se Sévigné" dit en ce sens, "suerie": 'J'ai enfin achevé aujourd'hui "ma ie".
- C'est un de ces mots; qu'on invente au besoin dans la conversation, ou dans une lettre.
- 3°. Peines qu'on se done pour réussir à quelque chôse: 'Est-ce là la récompense de tant de "sueurs" et de travaux? 'Parcourez en esprit tous les lieux, que cet Apôtre a arrosé de "ses sueurs". = On dit, en ce sens, figurément, "à la sueur de son corps", ou "de son front", ou, "de son visage". Mais cette locution est familière et même un peu triviale: elle parait peu digne d'entrer dans un Poème, même en prôse. 'Voilà ce qui cause les révoltes; et non pas le "pain", qu'on laisse manger en paix au Laboureur, aprês qu'il "l'a gâgné à la sueur de son visage". TÉLÉM. 'Je préfèrerois d'être dans le monde le jardinier d'un fermier, qui ne gâgneroit sa vie "qu'à la sueur de son front", à régner ici sur toutes les Ombres. Madame. "Dacier", Odyssée.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Verbe 


Jetter, rendre, par les pores, des goutes d'eau, des serositez. "Suer à grosses goutes. de foiblesse. pour s'estre trop eschauffé. se faire suer. par la teste, par le visage, par tout le corps, les mains luy suent".
Il est dit dans l'Escriture, que "Nostre Seigneur sua sang & eau". Et il se prend activement dans cette phrase.
"Suer," signifie fig. Travailler beaucoup, se donner beaucoup de peine, pour venir à bout de quelque chose. "J'ay bien sué pour cette affaire. il m'a bien fait ".
On dit aussi fig. & par exaggeration, dans le mesme sens. "Suer sang & eau. il a fallu sang & eau pour le reduire à la raison".
On dit, "Suer la verole," pour dire, Se faire , pour guerir de la verole. Et dans cette phrase, il se prend encore activement. On dit aussi absolument, "Suer," dans le mesme sens. "Il ne guerira point s'il ne suë, s'il ne se fait ".




Emplacement dans le dictionnaire :

sud-oüest
sudation
sudiste
sudorifique
sudoripare
sudoripare
suede
suédois
suée

suette
sueur
sueurs
suffetes
suffètes
suffire
suffisamment
suffisance
suffisant
suffixe
suffocant




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Victor HUGO (La Légende des siècles : 1ère série : t. 1 et 2)

...le vent, ces farouches tanneurs, M'ont fait le cuir robuste et ferme, messeigneurs ! Ah ! pardieu, s'il est beau d'être prince, c'est rude : Avoir du combattant l'éternelle attitude, Vivre casqué, suer l'été, geler l'hiver, Être le ver affreux d'une larve de fer, Coucher dans le harnais, boire à la calebasse, Le soir être si las qu'on va la tête basse, Se tordre un linge aux pieds, les souliers...


Citation n°2 de Louis BAUDRY DES LOZIÈRES (Voyage à la Louisiane et sur le continent de l'Amérique septentrionale, fait dans les années 1794-17)

...racines, avec laquelle ils bassinent les plaies les plus gangreneuses, et viennent à bout de les guérir. La manière de ces sauvages, pour se délasser de leurs fatigues, souvent extrêmes, consiste à suer beaucoup. Ils rassemblent toutes sortes d'herbes médicinales et odoriférantes, qu'ils jettent dans un grand vase d'eau bouillante, et les renferment dans un endroit bien clos. C'est-là qu'ils suent...


Citation n°3 de *Sans mention d'auteur (Voyage de La Pérouse autour du monde)

...suites de couches, au rapport de ce naturaliste, en s'asseyant sur des pierres chaudes, enveloppées de deux pièces d'étoffe entre lesquelles elles mettent une espèce de moutarde : ce remède les fait suer beaucoup ; et il n'a point réussi pour les maladies vénériennes. Ces peuples n'ont donc que très-peu de connaissances sur les propriétés des remèdes que la nature leur offre ; ils n'ont même point...


Citation n°4 de Gustave FLAUBERT (La Tentation de saint Antoine [version de 1856])

...son irrésistible voyage, et nous décrivons ensemble dans les cieux de gigantesques paraboles. LA LUXURE. Veux-tu venir avec moi ? LA SCIENCE. Non ! je t'ai harassée d'ardeurs inquisitives, j'ai vu suer ton fard sous les efforts que tu faisais pour avoir du plaisir. Ô Luxure, tu circules en liberté, belle et levant la tête. À tous les carrefours de l'âme, on retrouve ta chanson, et tu passes au...


Citation n°5 de Charles SAINTE-BEUVE (Volupté)

...du triomphe physique, de l'action matérielle et militaire, un idéal de cette vie que vécurent les trois quarts des héros illustres ou subalternes de ce temps-là : revues, combats et cavalcades ; suer au champ-de-mars, s'enivrer de trompettes et d'éclairs, conquérir nations et femmes, briller, bruire, verser son sang dans les mêlées, mais aussi semer son esprit par les chemins, et n'avoir plus...


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